Les amis de la vallée de la Séoune

Défendre notre territoire, préserver notre cadre de vie et la vocation agricole des terres !

Bienvenue sur le site de l'association Les Amis de la Vallée de la Séoune et du Lot-et-Garonne.

Notre association a pour but de défendre et de protéger la vocation agricole de la vallée de la Séoune et du Lot et Garonne, les paysages, les espaces naturels, la biodiversité, le patrimoine rural et le cadre de vie de notre territoire.

Nous sommes particulièrement attentifs aux projets d'aménagement susceptibles de transformer durablement nos campagnes et nos paysages, comme les champs de panneaux solaires, notamment lorsqu'ils sont implantés sur des espaces agricoles ou naturels.

Préserver aujourd'hui ce qui fera notre territoire de demain

Le développement des énergies renouvelables est un enjeu important. Mais il doit s'inscrire dans une démarche cohérente, respectueuse des terres agricoles, de la biodiversité, des paysages et des habitants. Par exemple les projets de champs de panneaux solaires au sol doivent s'implanter avant tout en zone déjà artificialisée.

Nous défendons une approche équilibrée :

Produire de l'énergie renouvelable de manière souveraine, en s'implantant sur des zones déjà artificialisées, OUI ! Artificialiser ou industrialiser nos campagnes sous pretexte d'énergie renouvelables, tout en restant dépendant d'acteurs étrangers, NON !!

 

 

LE PROJET DE LOUSTALNEOU

Un projet agri-photovoltaïque d'environ 9 MWc

Un projet de centrale photovoltaïque est envisagé sur le plateau "plaine de Jouatas", sur la commune de Saint-Pierre-de-Clairac dans le Lot-et-Garonne (47).

Le projet est porté par la société Boralex, multinationale canadienne possédée par des fonds de pension étrangers au interets court termistes.

LES CHIFFRES DU PROJET

≈ 13,4 hectares
Surface concernée, le plateau sera quasiment entièrement circonscrit et entouré de barrières hermétiques, la zone sera sous vidéo-surveillance H24. 

≈ 9 MWc et 14 280 panneaux solaires !
Puissance installée annoncée, les panneaux solaires (qui seront certainement fabriqués en Chine) seront soutenus pas des dizaines de milliers de poteaux métalliques sans compter les installations bétonnées (transformateurs electriques...), et on nous présente cela comme "écologique" et "souverain"...

Jusqu'à ≈ 3,50 m
Hauteur des panneaux solaires

Terres agricoles
Nature des terrains concernés, cultivés actuellement en céréales, melons, sorgho... une activité d'élevage ovin est prévue à la place, ce qui n'est nullement dérangeant en soi, mais qui ne viendra absolument pas compenser économiquement les anciennes cultures. 


 

Pourquoi ce projet nous préoccupe

Notre association estime que plusieurs questions doivent être examinées avant toute autorisation.

1. La vocation agricole des terrains

Les terrains concernés sont utilisés depuis plusieurs décennies pour les cultures céréalières et maraîchères.

Les terres agricoles ne sont pas des espaces disponibles sans limites pour accueillir des installations énergétiques de type et de dimension industrielle. Elles ont avant tout une fonction essentielle : produire notre alimentation et préserver notre capacité agricole pour l'avenir. Bien que ce projet soit "Agri-photovoltaique", la composante "agricole" n'est qu'un alibi afin que la société Boralex puisse bénéficier des dispositions de la loi APER. Les revenus tirés du projet "agricole" seront portion congrue par rapport à ceux liés à l'exploitation du champ de panneaux solaires en lui même.  

Installer une centrale photovoltaïque sur des terres cultivées peut entraîner une transformation durable des usages du sol, alors que des solutions existent pour développer le solaire sur des espaces déjà artificialisés : toitures, bâtiments, parkings, friches ou zones dégradées.

La transition énergétique ne doit pas se faire au détriment de notre agriculture.

Nous comprenons bien que nos agriculteurs aient besoin de revenus complémentaires, ils doivent etre soutenus sur le plan économique de manière viable et de façon compatible avec leur activité agricole. Nous ne  jetons nullement la pierre aux propriétaires et aux exploitants de la plaine de Jouatas dont nous connaissons le courage face aux difficultés de leur métier.
Mais les sociétés qui proposent ces installations trompent nos agriculteurs sur la viabilité de tels projets. La viabilité économique d’un projet agrivoltaïque ne dépend pas de l’activité agricole menée mais uniquement de l’obligation d’achat (OA) de l’électricité produite par les panneaux solaires par EDF, du versement d’un complément de rémunération et du TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité) le tout financé par des taxes sur nos factures d’électricité !

Encore une fois c’est nous qui payons
 pour une soi disante transition écologique qui n'est pas viable en particulier dans le contexte économique et budgétaire actuel de la France ! Cette transition écologique ne rend pas service à l'agriculture et vient en réalité encore plus fragiliser les agriculteurs qui se retrouvent pendant des années sous la coupe de baux emphyteotiques (presque 40 ans) souscrits avec des multinationales qui en cas de problème seront insaisissables! 

De plus le Lot et Garonne est déjà saturé de projets agrivoltaïque alors que les directives nationales (PPE3 2026-2035), régionales (stratégie régionale de l'énergie de la DREAL Nouvelle Aquitaine) et départementales (cadre d’action partenarial de l’Etat pour le développement de l’implantation d’équipement photovoltaïque dans le Lot et Garonne) donnent la priorité à l’implantation du photovoltaique sur zones artificialisées.

En outre dans le document d’orientations et d’objectifs (DOOS) du SCOT d’Agen les conditions d’installation des projets d’énergies renouvelables sur des terrains à vocation agricole sont très claires, comme le précise la proposition 154 : « Le PLUi priorisera l’implantation des panneaux photovoltaïques sur les toitures, les zones artificialisées ne présentant pas d’enjeux environnementaux forts et dans les friches industrielles (hors secteurs identifiés comme continuités écologiques et espaces paysagers d’intérêt majeur). » Le PLUi actuel de la zone d’Agen reprend directement cette prescription du SCOT (PLUi en cours de mise à jour).

 

 

2. L'impact paysager

L'implantation d'une installation de plusieurs hectares modifie profondément le paysage rural.

La hauteur des structures et la visibilité depuis les habitations et les secteurs environnants doivent être prises en compte.

Actuellement, le projet de Loustalneou prévoit une installation à 30 m des habitations. les maisons surplombent le champ qui lui même est en pente vers le hameau ce qui rendra l'installation extremement visible. Les mesures proposées par BORALEX sont totalement insuffisantes et la haie et verger proposé mettront des années à pousser. 

L'ensemble des maisons du hameau des Arnauds perdra toute valeur alors que les habitants n'ont rien demandé ni rien fait pour mériter cela. 
Qui sérieusement accepterait de vivre tout contre une installation industrielle de panneaux solaires ? Qui peut accepter la perte du patrimoine de toute une vie?  

3. La biodiversité

Le secteur comporte différents éléments naturels susceptibles d'abriter ou de favoriser la présence d'espèces animales et végétales.
La présence d'un vaste champ de panneaux solaires aura un impact catastrophique sur la faune et la flore environnante. 

 

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